vidéo du quiz "Secrets de jardins"

Entretien avec Olivier Tur : un chatbot pour valoriser le réseau des jardins remarquables

 

Le 5 juin dernier, le quiz « Secrets de jardins » proposé sous forme de chatbot (robot conversationnel) a permis à plus de 2000 participants de tester leur connaissance autour des jardins et découvrir, à cette occasion, le réseau des 40 jardins remarquables d’Île-de-France. Olivier Tur, chef de cabinet à la direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France, revient pour nous sur la genèse du projet, ses enjeux et le déroulement d’une collaboration réussie avec Ask Mona.

 

Olivier Tur, chef de cabinet à la direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France
Olivier Tur, chef de cabinet à la DRAC Île-de-France © Didier Plowy

Olivier TUR, qui êtes-vous ?

 

Je suis chef de cabinet à la Direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France, qui est le service déconcentré du ministère de la Culture en charge de mettre en œuvre les politiques culturelles de l’Etat en région. Auparavant j’étais conseiller en charge de l’éducation artistique et culturelle au cabinet de la ministre Audrey Azoulay, et avant cela, chargé de mission culture au Conseil régional Rhône-Alpes.

 

Pourquoi avoir fait appel à Ask Mona ?

 

La DRAC était à la recherche d’un moyen original de valoriser le label « jardin remarquable » dont elle s’occupe, et l’ouvrage préparé par nos équipes et publié par les Editions du Patrimoine en début d’année, faute d’avoir pu valoriser cette publication au Salon du Livre de Paris comme prévu.

Par ailleurs, dans le contexte particulier du déconfinement, nous voulions inciter les gens à retourner dans les jardins, et notamment dans les 40 jardins remarquables franciliens labellisés par la DRAC, à défaut d’avoir pu tenir l’événement national « Rendez-vous aux jardins » que le ministère de la Culture a préféré annuler en juin dernier.

Bref, une conjonction de facteurs nous ont poussés à explorer les possibilités de valorisation de ce label, et c’est tout naturellement que le service proposé par Ask Mona – dont nous connaissions le travail mené avec le musée de Cluny et le Grand Palais notamment – s’est imposé à nous.

« Le format du jeu – ludique, intuitif et interactif – correspondait parfaitement à nos envies […] quelque chose d’intelligent mais pas rébarbatif, quelque chose de léger qui ouvre une fenêtre de liberté dans l’esprit des gens ». La possibilité de démultiplier l’audience du jeu grâce à la mobilisation des 40 jardins labellisés et des structures « amies ».

Qu’est ce qui vous a poussé à choisir le format ludique du quiz « Secrets de jardins » ?

 

Nous voulions expérimenter le web, nous qui sommes assez peu présents sur les réseaux sociaux et n’avons qu’un site internet pour valoriser nos actions.

Le format du jeu – ludique, intuitif et interactif – correspondait parfaitement à nos envies, et entrait en cohérence avec la belle initiative « Culture chez nous » créée par le ministère de la Culture au moment du confinement.

La période incitait aussi à faire quelque chose d’intelligent mais pas rébarbatif, quelque chose de léger qui ouvre une fenêtre de liberté dans l’esprit des gens après ces semaines interminables. Qui plus est, en Île-de-France, où nous étions nombreux à vivre le confinement entre quatre murs, sans jardin…

 

Laurent Roturier, le Directeur de la DRAC Île-de-France a-t-il joué ?

 

Je pense que tous les agents de la DRAC ont joué, mais sans enjeu puisqu’ils ne pouvaient pas gagner les 30 ouvrages offerts en cadeau. Je ne connais pas le score de mon directeur, en revanche, je sais que ma mère a eu 4 bonnes réponses sur 5, et c’est une férue de jardinage ! Donc chapeau à ceux qui ont répondu correctement aux 5 questions.

 

Selon vous, quels sont les avantages d’un chatbot pour animer un réseau de lieux culturels ?

 

Premier avantage : la simplicité. Le chatbot s’intègre sur n’importe quelle page internet et se partage aisément sur les réseaux sociaux. Cela nous a permis de nous adresser au grand public.

Deuxième avantage : la possibilité de démultiplier l’audience du jeu grâce à la mobilisation des 40 jardins labellisés et des structures « amies ». Ainsi lorsque le Château de Versailles, le Centre des monuments nationaux,  et le Muséum national d’Histoire naturelle ont partagé le jeu sur leurs réseaux sociaux, et je les en remercie, nous avons touché directement plusieurs milliers d’internautes.

Enfin, la DRAC, y a vu un intérêt : animer le réseau des jardins remarquables, qui fait partie de ses nombreuses missions.

 

Comment s’est passée votre collaboration avec Ask Mona ?

 

Crise sanitaire oblige, nous avons mené ce projet entièrement en mode dématérialisé, grâce à des visioconférences régulières. Les équipes de la DRAC ont apprécié la facilité avec laquelle le dialogue s’est établi, et la compréhension rapide de nos contraintes et enjeux du fait qu’Ask Mona soit spécialisée dans la culture et ait travaillé avec de nombreux clients qui nous ressemblent (ministère de la Culture – en central, musées et théâtres notamment).

De fait, nous avons gagné un temps précieux au démarrage pour fixer le cahier des charges, et sommes passés très vite à l’étape de mise en œuvre.

 

2000 joueurs en un mois, sans budget de communication : la DRAC île-de-France est-elle satisfaite du résultat de cette opération ?

 

Le bilan de cette expérience est très positif pour nous : il a permis de faire connaître le label, d’inciter les gens à découvrir ou redécouvrir les jardins d’Île-de-France, de communiquer sur le « Guide des jardins remarquables en Île-de-France ». J’invite d’ailleurs celles et ceux qui nous lisent à se le procurer : il deviendra un compagnon idéal pour les week-ends en Île-de-France.

Du côté des jardins, ce jeu a aussi permis de créer une dynamique éditoriale sur leurs canaux numériques, à un moment difficile.

Les structures culturelles, qui sont actuellement dans une situation difficile et sont confrontées plus que jamais à l’enjeu de « faire venir ou revenir le public » dans leurs murs, trouveront une écoute, un regard expert et une créativité auprès d’Ask Mona.

Recommanderiez-vous Ask Mona à d’autres institutions culturelles ?

 

Ask Mona a fait la preuve de sa plus-value sur des projets de ce type. D’autres Directions ont déjà embrayé le pas comme la DRAC Grand Est avec sa propre édition du Musée Imaginaire. Nous en sommes ravis.

Les structures culturelles, qui sont actuellement dans une situation difficile et sont confrontées plus que jamais à l’enjeu de « faire venir ou revenir le public » dans leurs murs, trouveront une écoute, un regard expert et une créativité auprès d’Ask Mona.